mardi 3 novembre 2009

J+117 "Je garde une boussole pour revenir sur mes pas"

"Tu es pressée de rentrer? "



C'est une question qui revient (trop) souvent. Alors je me dois d'y répondre pour de bon, pour arrêter de l'entendre. Et je dois vous avouer que ca ne m'enchante pas vraiment de devoir y consacrer un article et de me mettre à y réfléchir.

Parce que biensûr, il y a des raisons pour lesquelles OUI, je suis pressée de rentrer, et d'autres pour lesquelles NON, je ne le suis pas.

Le problème, c'est que je n'arrive plus à comparer la vie ici et celle en France. Mon mode de vie ici est devenu "inné", mon quotidien. Et c'est malheureux à dire, mais je ne me rappelle plus comment c'était avant. A quotidien équitable biensûr: Sans cours et seule. Mais le naturelle revient au galop comme on dit, alors je pense que je n'aurais pas de mal à m'y refaire à la vie française.

Ce que j'aime ici, c'est le calme, le quotidien paisible, sans stress. Une vie facile car pas d'argent à ramener a la maison, juste le dépenser.
Ici aussi, j'ai le temps, mais je pense l'avoir déjà dit avant. Le temps de faire du sport, le temps de faire les choses bien, le temps de tenir ce blog, je temps d'aider les gens, le temps de décompresser, le temps de prendre soin de moi, le temps d'écrire, de temps de faire plaisir, le temps d'être sociable.
Les gens sont simples, amicaux, chaleureux, solidaires. Ils ne se posent pas de question quant à l'intérêt de leur action, pas d'égoïsme, toujours prêt a donner un coup de main. Malheureusement, cette mentalité est rare en France, et c'est bien dommage.
Autre raison de rester ici, et vous vous en doutez...le soleil.

Mais toutes ces raisons semblent tellement naturelles pour un autochtones qu'il ne s'en rend pas compte. L'idéal serait d'être née, d'avoir été éduquée et d'avoir grandi ici, mais si c'était le cas, je ne m'en rendrait pas compte, c'est assez paradoxal.
Mais revenons en à la question principale.

C'est justement parce que je suis expatriée que je ressens ce manque. La famille, les amis, les activités du quotidien. Les habitudes alimentaires françaises aussi. Et mon chien.
Parce que même si pour l'instant je gérais la distance, là, ça commence à être dure.
Surtout parce que le retour commence à se plannifier et que le programme s'annonce haut en couleur. Revoir les pepette, élo & cie, pour des soirées entre coupines, ou bien les nath & rochelais pour des soirées musicalisées, ou les astrid & elo, pour des soirées souvenirs et montrer qu'on a bien grandi. Et en Janvier, les Lasalliens, pour se raconter nos aventures et vivre des moments chaleureux.

Finalement, c'est grâce à eux que la vie est belle.

L'idée de retourner au terrier me plait aussi. Pour les chaudes soirées d'hiver au coin de la cheminée, pour la soupe de légume de maman, pour les bisous qui piquent de papa (et sa douce voie mélodieuse...), pour les calins de volgane, pour les soirées TV dans le canapé, pour respirer l'air le plus ressourçant, pour les repas du dimanche midi en famille, pour les promenades au lac en face la maison, pour les fêtes de Noël qui auront une odeur particulière cette année.

La musique aussi me manque, encore et toujours. Et les vadrouilles, les coups de tête et les gros n'importe quoi.

Mais pour pouvoir apprécier ces petits bonheurs, il faut aussi vivre le quotidien des cours, la partie cauchemardesque. Cours, révisions, partiels, cours, révisions, partiels... Mais il faut passer par là, par la dure vie de l'étudiant qui travaille 10h/jour, 7j/7j. On a fait la moitié, ça serait dommage de faire demi-tour maintenant. Mais en tout cas, c'est à reculons que je retournerais là bas, même si je me réjouie de revoir la moitié de ma promo (et pas l'autre moitié mais c'est inutil de le préciser).

Voila, après avoir dressé la liste du pour et du contre, je vous laisse conclure par vous même quant à la réponse.

Maintenant, s'il vous plait, ne me posez plus la question ou je me ferais un malin plaisir à vous envoyer un lien vers cet article.

Sinon, pour le reste de la journée, glandouille car j'ai eu pas eu le courage de sortir par cette chaleur. L'énorme orage de cette nuit n'aura pas suffit à refroidir l'atmosphère, même si la chaleur est moins pesante aujourd'hui. Les nuages commencent d'ailleurs à s'inviter.
J'ai pas envie de courir, alors je vais surement skoatter la salle de muscu (oui, à la maison), histoire de me bouger un peu, puis sans doute continuer par le carnet de bord, ou m'atteler à quelques listes. Voila pour le programme de la soirée.

See you tomorrow Friends!


[Titre: Mes racines - Renan Luce]

4 commentaires:

  1. Sans doute mon article préféré!
    Tout simple et pourtant si bien écrit...

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  2. Elodie alias Didie4 novembre 2009 à 05:09

    En tout cas je suis pressée de te revoir, vivement ton retour :) tu nous manques tellement.

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  3. Je pense qu'effectivement à la période ou tu vas revenir, les soirées au coin du feu avec la soupe de légumes de mam, les bisous de papa et les calins de Volgane, tu ne vas pas y échapper! Quel bonheur, plus que 42jours...
    Bisou.

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  4. A pas mal placé celui là ! chapeau !

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