Mes chers lecteurs, l'article qui suit est le dernier d'une longue serie que vous avez, je l'espere, apprecié.
Ce blog est un peu comme un livre, quand on arrive a la fin du dernier chapitre, et qu'on sait qu'on ne va pas tarder a le refermer. On ressent tous la meme chose arrivé à la fin d'un bouquin. D'abord le plaisir de connaitre la fin, de ce dire qu'apres tant de temps de lecture (ce qui est encore plus vrai pour ce blog), on est enfin dans la confidence du denouement. Puis survient ce moment où l'on veut connaitre la suite, lire d'autres péripeties parce que finalement, ce livre nous a tellement plu qu'on veut connaitre tous les details, les anecdotes autour de son ecriture.
Cela viendra.
Pour le moment, c'est l'heure de l'epilogue, de la conclusion.
Je me revois, il y a 5 mois, presque jour pour jour.
Un peu comme un cauchemard, un depaysement, un atterrissage force qui m'a propulsee au coeur d'une vie anglophone.
Je me revois balbutier mon maigre vocabulaire de la langue de Shakespeare, pas sure de moi, et osant a peine prononcer un mot de peur de me mettre dans une situation incomfortable si on ne me conprenait pas.
Je me revois, stressee a l'idee de prendre un bus, ou demander un renseignement ou simplement d'acheter une baguette de pain.
Je me revois dans cet ancien building, dans cet ancien bureau, avec cette meme equipe qu'aujourd'hui, mais pas totalement integrée, pas totalement à ma place.
Je me revois pendant mon sevrage de vie francaise a penser " a mais p*****, ca me manque"
Et enfin, je me revois, tous les soirs, devant mon ordinateur, à ecrire l'article du jour.
Aujourd'hui, rien ne ressemble à mes débuts.
Mon quotidien est devenue plutot facile a vivre et l'adaptation s'est faite petit a petit, au fur et a mesure des jours.
Mon anglais est maintenant correcte, je peux tenir une conversation, repondre assez spontanement et sais maintenant choisir la réponse correcte dans les phrases a trou, dans les tests de TOEIC entre un preterit, un present perfect ou un past perfect, et ca, c'est une grande fierté!
Plus d'angoisse a l'idée de ne pas comprendre ce qu'on me dit. J'adopte la smile attitute : un grand sourire et un "Sorry" et ca passe tout seul.
J'ai trouvé ma place dans l'équipe et ce qui va me manquer le plus ici, c'est les lunch autour de la table ronde, avec tous les Ph-D student et Marie. Mais bientot, ca sera les diners autour de la table rectangle avec les colloc', ce qui n'est pas mal non plus.
Je laisse finalement des bouts de moi ici. Je ne parle pas des cheveux dans le syphon de la douche ou l'odeur de mon parfum sur l'oreiller. Non, je parle des souvenirs dans la memoire de ceux que j'ai rencontré. Ma famille d'acceuil et les filles, mes collegues, et tous ceux que j'ai cotoyé de près ou de loin, le chauffeur de bus, Mr. Happy (meme si c'est recent et qu'il va m'attendre lundi!)
Finalement, c'est aussi dur de penser au fait de quitter l'Australie que de penser a l'idée que c'est la derniere fois que j'ecris sur ce blog.
Mais l'avantage, c'est que ce blog, ce bout de moi, je ne le laisse pas derriere et qui sait, peut-etre aura-t-il un jour un petit frere ;)
Good bye Friends... and see you soon!
A cause de ce probleme infornatique, je me vois obligee de revenir vous donner des nouvelles une fois que je serais rentree, ne serait-ce que pour vous montrer les dernieres photos.
Je ne passerai pas dimanche, sauf si je peux me connecter depuis le PC de la maison.
samedi 12 décembre 2009
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Merci à toi, pour ce rendez vous quotidien, avec beaucoup d'humour, de très jolies photos, des voyages, des citations en titre...
RépondreSupprimerJ'ai eu beaucoup de plaisir à suivre tes aventures, des rires, des larmes aux yeux vers la fin...
Bisous et à très vite miss ;-)
Madame.
RépondreSupprimerJe viens de vomir sur mon clavier tant votre détestable babil est venu déranger ma digestion. Sachez que je ne vous apprécie guère et vos histoire à dormir debout de kangourou ne charment personne. Vous êtes un pitre lamentable et je suppose que vous sentez des pieds. La prochaine fois que je vous croise, je n'hésiterai pas à vous tancer vertement et vous hériterez au passage d'une mémorable taloche!
Je vous méprise