C'est un peu une déclaration que je te fais car il est temps je crois lalala
La chanson dont je me suis servie pour le titre commence comme ça. Et pour débuter cet article, je trouve ça plutôt bien approprié, même si "ma" déclaration n'est pas la même que dans la chanson. Bref.
Je vous disais donc hier que j'avais lu sur le blog d'Alice un article dont je voulais "faire écho". Et je crois que le moment est venu.
Dans cet article, Alice nous parlait de son envie de rester en Angleterre, de la vie heureuse qu'elle a trouvé là-bas. Il en est de même pour moi.
Je me suis longtemps auto-censuré de vous dire ça. Par peur de "blesser" les gens. Car oui, c'est vrai, ma vie ici, c'est le rêve. Pourquoi?
Parce que je trouve des choses que je n'ai pas en France. Notamment du temps. Du temps pour écrire, du temps pour prendre soin de moi, du temps pour faire du sport,du temps pour voyager, du temps pour penser à des choses qui n'éffleuraient même pas mon esprit, trop occupé à tracer mon chemin dans mon marathon quotidien. Tout ça justement, à cause de cette course contre la montre épuisante, tous les jours.
Mais pour reprendre l'expression d'Alice, qui n'est on ne peut plus claire: "Vous n'y êtes pour rien". Voila pourquoi je ne voulais pas parler de ça avant. De peur que toutes les personnes qui me sont proches le "prennent mal".
Mais concrêtement, à part avoir du temps, je pense que j'aime ma vie ici, parce que "ça change". Le quotiden est animé, le nombre de rencontres est comment dire..."plus élevé", le mode de vie est complement différent, la façon de vivre également: pas de prise de tête pour des futilités, les gens sont polis et "bien elevés" (ce qui change un peu de la mentalité LaSallienne...oui, j'ose!). Parce qu'ici, on me chouchoute: Je suis la petite Française, la petite nouvelle. On m'apprécie pour ce que je suis, on apprend à me connaitre et on ne se base pas sur les dires d'un tel ou un tel. J'en avais presque oublié ce que signifiait le mot "rencontre". Bref, la vie est rose dans le meilleur des mondes. Bon, ok, on est quand même pas chez Amélie Poulain, y'a des choses horribles en Australie commeles araignées, comme....comme....bon, là, tout de suite, j'ai rien qui me vient.
D'un autre coté, ce n'est pas la vie "normale" (si on concidere que la vie "normale" est vie à trimer pour ramener de l'argent à la maison, ou, dans le cas d'un étudiant, trimer pour réussir un partiel, avoir son diplome pour ensuite continuer a trimer pendant 40 ans ( peut-etre même 50 si on continue à repousser l'âge de la retraire)) Bref, revenons à nous moutons.
Je disais donc que notre quotidien fade et rébarbatif (quoi qu'assez animé la nuit quand quelques spécimens australopithèques se prennent pour les dieux du monde et veulent en faire profiter tout l'immeuble), ne peux que nous faire apprécier cette période de "liberté". C'est pourtant clair, je suis libre! Si j'ai pas envie de prendre le bus de 16h49, ben c'est pas grave, je prend celui d'après, parce que j'ai pas un foutu projet à bosser, ou bien si je veux aller courir le samedi matin, et bien si j'y vais, je n'ai pas à me lever de bonne heure, prendre une douche en vitesse pour être prete à réviser le partiel du lundi.
Heureusement, on a les autres pour nous soutenir. Parce qu'on est dans le même bateau. Et en général, nos pétages de plomb coincident, ou sont contagieux. Alors on prend du bon temps aussi. Et c'est ça qui aide à tenir. Enfin pour moi.
Bref, je constate que je dérive franchement du sujet initial. Où en étais-je? Je sais plus. Comme vous pouvez le constater, j'écris complètement "à chaud". Et tant pis si il n'y a pas de structure.
On passe maintenant au moment de la pilule à faire avaler. Mais c'est difficile pour moi d'expliquer ça car c'est très flou: Vous me manquez, mais sans vraiment me manquer. Attendez avant de cliquer sur la petite croix en haut à droite. Lisez au moins la fin.
Ce que j'essais de vous dire, c'est que bien évidemment, j'aimerais vous avoir avec moi, là, tout de suite, pour vivre des moments comme on aime en vivre. Mais finalement, quand on y réfléchit, on se "voit" autant, voire même pour certains, plus que d'habitude. Pour tout ceux qui ne sont pas à Beauvais, on est séparés toute l'année, on ne se croise qu'aux vacances, tous les 2 à 3 mois. Et ça ne fait que 2 à 3 mois qu'on ne s'est pas vue. Alors finalement, ça change rien. Il faut juste éviter de penser que 17000 kilomètres ou 8h de décalage horaire nous séparent. A partir de maintenant, ça va peut-être être plus difficile à gérer.
D'un autre coté, les "retrouvailles" ne vont être que meilleurs. Profiter de chaque instant. Aussi bien avec les Nantais ( tout ceux qui ne sont pas à Beauvais en fait, qu'il soit Couëronnais, Nantais, Rochelais ou du reste de la France), qu'avec les Lasalliens. Surtout qu'avec ces derniers, on aura à peut près tous la même vision des "moments ensembles". (Mon esprit commence à s'embrouiller, je ne pense pas être claire)
Ce que je voulais vous dire aussi, c'est que je vous souhaite de vivre ce que je vis au moins une fois dans votre vie. Et si je vous entend dire: "je n'veux pas rentrer", je comprendrais.
Voila, j'ai passé 1h30 à rédiger ce texte, à choisir chaque mot avec soin, à essayer de clarifier mes pensées, et je pense que ça en valait le coup. Si un arête a du mal à passer, je suis dispo pour en parler via Skype ou MSN.
Je viens de me relire et je me rend compte que je n'ai pas dit la moitié de ce que je voulais. Tant pis, une autre fois peut-être.
Pour demain, ça sera un article beaucoup plus gai, je vous rassure.
See you tomorrow Friends!
[Titre: La déclaration - Debout sur le Zinc ]

Coucou! Contente de voir que tu te plait tant en Australie !!! J'imagine bien que ce doit être une vie complètement différente de celle que tu mènes à Beauvais...Enfin, tu me manques quand même...Bisous
RépondreSupprimerJe sais que même si tu as envie d'y rester, tu rentreras parce que tu es une fille raisonnable et qu'il te reste 2 ans 1/2 d'études à finir et en plus en colloc en dehors de ce foutu campus. Je vais juste te redire d'en profiter pleinement et c'est tout à fait normal d'avoir ce sentiment de liberté après ces années "studieuses" au rythme effréné. Et il y a Volgane qui t'attend de pied ferme! Bisou pépette.
RépondreSupprimeret oui, grâce à cette école qu'on aime tant, on peut gouter à la liberté à l'état pur : juste vivre pour soi à son rythme, sans se soucier des autres et de se qu'ils pensent . Comme quoi, LB a pas que des mauvais coté ...
RépondreSupprimerrien à redire de plus que sur msn =D
RépondreSupprimergros bisous!
je vois qu'on est tous dans le meme etat d'esprit, ca va pas etre facile le retour en janvier avec tt ces...
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